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Thierry JAMIN nous explique l'Ekiden. Accrochez-vous !
 
Thierry JAMIN nous explique l'Ekiden. Accrochez-vous !13-02-2019

Thierry JAMIN nous explique l'Ekiden. Accrochez-vous !

 

Ekiden qu'es acco ?

 

L'équipée sauvage on connait, la nature, la mature et même la rature mais là devant ce nom on est un peu sec malgré le temps mouillé et c'est au doigt mouillé qu'on tourne la page du dico pour, dichotomie oblige effacer le doute et mieux comprendre.

Wikipédia fait des miracles et des heureux et on racle toutes les bonnes informations.

Faisons court et précis, c'est un marathon par équipe de six et si la somme est connue qui n'assomme pas, c'est un peu les montagnes russes avec une suite 5/10/5/10/5/7,195 qui conjugue et marie dans un même effort successif distances courtes et plus longues.

Cela ménage, au gré de la forme et de la formulation, la possibilité pour les spécialistes des deux distances de concourir sur route et quant au dernier, quand il n'en reste plus qu'un, il faut qu'il soit un endurant rapide avec une pointe de vitesse terminale pour ne pas se faire coiffer au poteau et allumer par les potes.

Pas une course au torchon à finir en torche pour avoir brulé tout son jus prématurément il faut noter que le relais se fait avec un témoin, qui matérialise la prise de relais, le passage et la transmission de témoin (qui peut être aussi de genre, de nationalité, de génération, and so on) qui est traditionnellement une écharpe en tissu bien nommée tasuki.

Quand tu suis la course et que le donneur dit zou, t'as tout compris, t'a zou qui part à toute blinde.

On apprend de plus que la contrée d'origine est Tōkaidō sur là ligne de train rapide du même nom qui relie Tokyo à Kyoto le train s'appelle le Shinkansen et on n'a pas idée du toqué (pas pâle) qui a inventé cette épreuve mais si la vitesse n'est pas supersonique, la valeurs sont respectées et notamment le collectif où on n'est rien sans les autres (ce qui est vrai pour tous les relais comme pour les compétitions par points) .

Soyons encore plus précis et pointilleux sans en faire des tonnes avec les idéogrammes.

Le vocable ekiden (駅伝) est une combinaison de deux kanjis: le premier () signifie gare, et le second () transmettre. C'est le poète Toki Zemmaro (on vous avait dit qu'ils étaient toqués) qui l'a inventé pour commémorer le premier évènement correspondant au transfert de la capitale impériale de Kyoto à Tokyo.

On peut donc en déduire que la course qui a plus d'un siècle d'existence (1917) va de gare en gare pour transmettre le Tasuki.

La valeur associative est marquée mais aussi l'effet synergique (et pas qu'énergique).

La multiplication des Ekiden en Europe n'est pas qu'un effet de mode et il y a maintenant un véritable engouement pour ce qui n'est pas ordinaire mais qui surprend et plait comme une nouveauté exaltant des valeurs de solidarité et de combattivité sur des distances longues tout en permettant de marier les niveaux et les aptitudes à travers des équipes doublement mixtes.

Imaginons que cette invention venue du grand archipel extrême oriental et de l'ile de Honshu est une épreuve où si on échoue, l'honneur en prend un coup (pas de sabre) car le code du Bushido n'a pas totalement disparu.

Honshū (本州, littéralement «province principale») est la plus grande ile du Japon, autrefois connue en Occident sous le nom de Hondo, sur laquelle se trouvent entre autres les villes de Tokyo, Osaka, Kyoto, Hiroshima, Yokohama, Nara et Nagoya.

Honshū était notamment dénommée ile-libellule (秋津島, akitsu-shima) dans l'Antiquité, comme il en est fait mention dans les ouvrages officiels de l'époque (Kojiki, Nihon Shoki).

À l'époque médiévale, l'ile était dénommée Meako, nom tiré du japonais miyako (rien à voir avec le mikado).